Création des vitraux de la Boulangerie
Le projet
La boulangerie Duban est la plus proche de la cathédrale, dans le centre ville historique de Chartres.
Le boulanger Luc Duban y travaille depuis 2010, faisant cuire des pains bios et variés,
assisté par Véronique qui accueille les nombreux chartrains et « accourus »
qui dés le matin viennent chercher leur pain à la croisée de la rue du Soleil d’or et de la rue des Changes.

Le 6 août 2022,
le boulanger m’acceuille avec un grand projet :
créer des vitraux pour la vitrine orientale…avec pour thème la Vierge à l’Enfant !
Son projet s’étoffe et c’est la vitrine nord qui doit aussi recevoir son vitrail : c’est la plus grande. La Reine de Chartres ira donc ici, avec Jésus-enfant.
Et le patron des pâtissiers veillera sur la vitrine inondée de soleil le matin ; il s’agit de saint Michel Archange.
Or je suis alors dans mon atelier au 4 cloître Notre-Dame, perché tout à coté du portail sud de la cathédrale.
Impossible de sortir des vitraux de cette taille de mon petit local, et de les descendre du troisième étage !
C’est en décembre 2024 que monsieur Duban m’appelle : le projet est relancé, et me trouve désormais dans
mon atelier en Cœur de Beauce.
Caractéristiques des vitraux
Les deux vitraux mesureront 1.99 mètre de hauteur.
La verrière de la Vierge-à-l’Enfant, au nord, mesure 1.85 mètre de largeur.
Celle de saint Michel, à l’est, mesure 1.17 mètre de largeur.
Le style sera « Art nouveau », accordé avec la structure du marché couvert voisin.
Les deux vitraux seront composés de verre antique essentiellement achetés à la verrerie Saint-Just en novembre.
Ils seront mis en double vitrage « Vision lite ». Ainsi la verrière de la Vierge dans son double vitrage de 9 mm de part-et-d’autre pèsera 187 kilos.
Comment la création des vitraux avance-t-elle ?
Le plan est mis au mur la veille de la Toussaint, avec l’aide d’une stagiaire du GRETA vitrail : Lou Houssaye.
L’étudiante Coline de Foucault, en master d’Histoire de l’art à l’université Paris I- Sorbonne,
arrive au landemain du dessin du visage, et m’assiste depuis au moins deux jours par semaine.
Elle était déjà venu un mois en stage en 2024, du temps de la création du vitrail de saint Victor.
À partir de l’Épiphanie et pour trois semaines, la stagiaire Cécile Bétis, en immersion professionnelle, nous assiste pour le calibrage et la coupe de verre.
Avec la mi-février, la vitrailliste Maëva Pichard vient aider ponctuellement.
Elle avait déjà aidé pour les vitraux de New-Taipei, Sainte-Anne, Notre-Dame de la Sagesse…
Les vitraux doivent être initialement posés le 2 mars prochain.
Mais, avec déjà plus de 600 heures de travail, les vitraux recquierent encore d’avantage de temps.
La pose est reportée aux 30 et 31 mars prochains, soit Lundi et Mardi saint…
Avec l’aide de la Providence, pour mener à bien ce travail qui doit être magnifique.