Paul Challan Belval, Vitrailliste auprès du sourire de Notre-Dame de Chartres

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Vierge à l’Enfant de Laurière

article du lundi 9 septembre 2019, par Paul Challan Belval
mise à jour le lundi 9 septembre 2019

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Ce vitrail de la Vierge à l’Enfant a été créé entre Noël 2018 et l’Assomption 2019. Il est posé depuis le 31 août dans la chapelle du château de la famille du Brou de Laurière. La photo est prise le matin.

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 La Vierge à l’Enfant

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Avant d’être réalisée en vitrail, cette image de la Vierge et son Enfant fut un dessin : le voici par le lien suivant : http://www.paulvitrail.fr/Dessin-de-la-Vierge-a-l-Enfant-de
La Vierge à l’Enfant est composée de 66 pièces de verre, le vitrail dans son ensemble en comptant 72. Entourée de grandes pièces de verre antique bleu, dont celle qui entourent le visage, elle est composée pour l’essentiel de verres plaqués rouges sur blancs, jaunes à l’argent sur blancs, ainsi que de plaqués roses sur blancs pour les visages. Les traits sont peints à la grisaille, et les motifs des vêtements gravés à l’acide fluorhydrique.
Cette photo a été prise le matin devant le jardin clos de la Maison de madame Marceul, au cœur de la ville Chartres.

 Les détails

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Le visage de la Vierge mesure 12 cm depuis la pointe du menton à la frange du voile qui couvre les cheveux. Les traits sont peints à la grisaille avec des enlevés à l’aiguille, visibles notamment sur le grisé des lèvres. Il y une légère éclaircie à l’acide au niveau du blanc des yeux. Le motif qui apparaît sur l’épaule vient de la tradition iconographique orthodoxe ; il se retrouve sur la Vierge de Vladimir (Russie, XVIe siècle).
L’Enfant Jésus est représenté sous les traits d’un bébé de deux mois-et-demi. Au dessin original a été ajouté le monde sous la main et l’auréole, qui sont les attributs divins qui renvoient à l’identité du nourrisson.
Les motifs de ses langes ont été ajoutés au moment de la coupe des verres : ce sont des croix pattées à huit pointes, qui sont inspirées du blason de la famille de Laurière : « à trois croix séparées par un chevron retrait en chef ».
Ces croix à huit pointes renvoient aux huit béatitudes données par le Christ.
Une seconde photo publiée dans la partie « le travail » qui suit montre bien que ces croix sont en léger relief ; elles ont été obtenues par gravure à l’acide d’un verre jaune à l’argent sur blanc.
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La frise du bas de la robe : ses motifs ont été dessinés par la stagiaire Aleksandra Léonidova, présentée dans les images qui suivent.
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 Le travail

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Après le dessin et la maquette, http://www.paulvitrail.fr/Dessin-de-la-Vierge-a-l-Enfant-de , La première étape de la réalisation est le cadrage en bois qui accueillera la mosaïque de verre, et qui doit être précis au millimètre près pour la future mise en double vitrage du vitrail achevé. Puis c’est la découpe des calibres de papier, dont certains ont reçu des motifs. Voici ci-dessus la stagiaire Aleksandra Léonidova, licenciée de l’Université d’Etat de Saint-Pétersbourg, reportant les motifs sur le papier calibre. Un article a été publié pour son dernier jour de stage : :https://www.lechorepublicain.fr/chartres-28000/actualites/une-etudiante-russe-actuellement-en-stage-chez-un-maitre-verrier_13622965/

Après la découpe des calibre en papier, la coupe de verre commence. Elle est l’opération la plus longue. Les verres sont non seulement coupés mais aussi affinés à la meule diamantée, afin d’obtenir un assemblage précis pour le sertissage en cuivre, selon la méthode Tiffany.
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La gravure à l’acide fluorhydrique précède la peinture sur verre. Elle suppose le filmage des pièces, la découpe des films au scalpel avec enlevé là où le verre de couleur doit laisser la place au verre blanc translucide. Le travail le plus difficile était celui du lange de l’Enfant-Jésus, où ne devait subsister du jaune que sur les croix. Un travail remarquable de découpe réussi par Aleksandra Léonidova, dans la main de laquelle la pièce est présentée. C’était le second travail de cette étudiante russe à l’atelier, après celui réalisé en avril : http://www.paulvitrail.fr/Vitrail-de-sainte-Agnes
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 Le vitrail posé

Le vitrail a été posé le 31 août 2019, après avoir été mis en double vitrage la veille par l’entreprise SOTRAVER, et la maçonnerie extérieure a été achevée le lundi 2 septembre. Grâce à la technique « Tiffany » de son sertissage, les soudures à l’étain reprennent les contours tracés huit mois plus tôt par le crayon ; le dessin de la Vierge est donc lisible de l’extérieur, par l’éclat de l’étain. L’œuvre a exigé 219 heures de travail, dont 168 heures de réalisation du vitrail.
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 Remerciements

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|Aux photographes qui ont fait cinq séances de travail, d’où sont issues les photographies qui illustrent cet article : en particulier monsieur Gonzague Pernay (photos prises à Chartres) et monsieur Thomas Ly (photos prises à Villard en Charente) qui ont mis gratuitement leur compétence et leur matériel de professionnels au service de cette œuvre qui ne sert que parce qu’elle est vue.
A la stagiaire Aleksandra Léonidova, qui a travaillé 64 heures, apportant aux vêtements de cette Vierge à l’Enfant dessinée en France des raffinements venus de Russie.
A la traductrice Valentina Sidacheva qui est venue plusieurs fois pour pallier aux limites de mon vocabulaire anglais, représentant l’association « dialogue 28 » entre Chartres et Saint-Pétersbourg.
Au journaliste, correspondant de l’Echo, Basem Shalabi qui réalisé l’article publié dans le journal « l’Echo républicain » le 14 août.
Au verrier Vincent Pascal, qui a réouvert son atelier le 10 août pour faire cuire la pièce bleue de la base, trop grande pour mon four.
A ma famille, qui m’aide toujours, notamment au début et à la fin : ma belle soeur Laetitia qui a posé avec son bébé Martin pour que je dessine un Jésus-enfant réaliste, et mon cousin le père Bertrand Catala qui m’a aidé pour la pose du vitrail dans la chapelle.
Au commanditaire Alexandre du Brou de Laurière, qui m’a permis de réaliser cette nouvelle représentation artistique de sainte Marie Mère de Dieu.

Paul Challan Belval

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